Massimo Guerrera
Photo Josée Lambert

Éloge du lauréat par le président du jury Yves Lacasse

Les oeuvres de Massimo Guerrera

Mot du lauréat

Communiqué de presse

Les membres du jury


Massimo Guerrera est un artiste plasticien et performeur montréalais, qui œuvre dans le champ de l'incorporation alimentaire et de la circulation depuis 1992, ce à travers une trilogie initiale composée par les expositions-laboratoires : Stade d'épuration synthétique 1992, Circulation présente 1992 et L'Usine métabolique 1993. De cette trilogie a émergé le projet La Cantine et Polyco (polymorphisme corporatif) 1995, travaillant sur la constitution et la transformation d'un corps-commun indéfini.

À l'intérieur de ces champs d'expérimentation gravitant autour de l'oralité et des nourritures partagées se sont développées des questions sur nos capacités et incapacités d'absorption et d'altération, sur la confiance et l'isolation corporelle, stimulant et confrontant ces mécanismes désireux complexes qui règlent les entrées et sorties des matières palpables et impalpables, de ces altérités diverses qui nous traversent quotidiennement, qui nous exposent à l'autre, qui nous incarnent face à ce hors-soi nécessaire. Ces questions sont devenues les articulations principales d'une cosmologie poétique en continuum où les finalités sont suspendues.

Son travail a été présenté par plusieurs galeries, centres d'artistes et événements d'art contemporain du Québec et du Canada dont entre autres, la Biennale de Montréal en octobre 2000 avec le projet Darboral. Répondant à l'invitation des revues d'art contemporain Parachute et Beaux Arts, il présentait à Paris en 1998 son installation Siège social temporaire. Il a participé également aux événements Artifices 1996 et Artifices 1998, présentations collectives de jeunes artistes organisées par le Centre des arts Saidye Bronfman. Il a exposé dans les centres d'artistes DARE-DARE, Clark et la Galerie d'art Leonard et Bina Ellen de l'Université Concordia. Au centre Skol à Montréal, il a présenté en mai 2001 la deuxième ponctuation de son projet Porus entamé en 1999.