Lauréat du prix Émile-Nelligan 2016

Jonathan Lamy
Jonathan Lamy
Jonathan Lamy lauréat
du prix Émile-Nelligan 2016
Commentaires du jury
Ariane Audet
Ariane Audet finaliste
Charles Dionne
Charles Dionne finaliste
Laurence Veilleux
Laurence Veilleux finaliste
Les membres du jury du prix Émile-Nelligan 2016
Les lauréats du prix Émile-Nelligan depuis 1979

 

Montréal, le 11 mai 2017 - La Fondation Émile-Nelligan est heureuse d’annoncer que le jury a choisi de décerner le trente-huitième prix Émile-Nelligan à Jonathan Lamy pour son recueil La vie sauve publié aux éditions Le Noroît au cours de l’année 2016.

Michaël Trahan, président du jury, mentionnait « que Jonathan Lamy signe un recueil engagé, qui est tout à la fois un appel à l’amour et à la guerre. Le poème, ici, est un exercice d’attention — attention à soi, aux autres, à la vie — qui cherche à opposer à l’emprise du désespoir une désarmante sincérité. » Le jury a tenu à souligner « la maturité de ce livre, sa rigueur exemplaire, de même que la transparence de son engagement. »

Le jury, également composé de José Acquelin et Louise Dupré, avait sélectionné trois autres finalistes. « Déjà la horde de la chair se tait (L’Hexagone), d'Ariane Audet est traversé par une tension très efficace entre la violence de la thématique et la sobriété d’une écriture où chaque mot est minutieusement choisi. Un livre dense et subtil, dans lequel la voix se déploie avec un évident souci d’équilibre. La main invisible (Le Quartanier), de Charles Dionne est un recueil d’une admirable cohérence. À travers une série de tableaux portés par un remarquable sens de la chute, ce livre pose un regard d’une grande singularité sur l’expérience du monde qui caractérise notre époque. Dans Amélia (Poètes de brousse), Laurence Veilleux donne à lire une poésie narrative en vers, dans laquelle se dévoile, fragment par fragment, l’histoire d’une femme, qui revient sur son passé en évoquant la figure du père, chasseur ou coureur des bois. Cet imaginaire de la forêt est ici riche et vivant; il sert avec souplesse une écriture sensitive où la force des images se conjugue avec la justesse de l’émotion pour révéler à chaque page des lignes de fiction souvent magnifiques. Plus encore, le travail du rythme et l’inventivité des chutes assurent au texte un bel équilibre entre dévoilement et retenue.

Au cours de la cérémonie qui se tenait lundi soir à la Grande Bibliothèque le président de la Fondation, Michel Dallaire, a remis à la lauréate une bourse de 7 500 $ ainsi qu’une médaille à l’effigie du poète Émile Nelligan en présence
de madame Sophie Montreuil, directrice du Bureau de la présidence et des affaires institutionnelles de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Les finalistes ont reçu 500 $ chacun.

Le lauréat obtient également une tournée de promotion d’une semaine à l’étranger offerte par l’Association internationale des études québécoises (AEIQ) dans un pays où elle est membre. La tournée sera proposée à travers le réseau de AIEQ et sa réalisation sera tributaire de l’intérêt et de la disponibilité des membres de l’association à recevoir le poète. De plus, il reçoit une invitation à participer et au spectacle de clôture par le Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Rappelons que depuis 1979, au printemps de chaque année, ce prix de poésie couronne un ou une poète de 35 ans ou moins d’Amérique du Nord pour un recueil publié en français au cours de la dernière année et constitue une récompense plus qu'importante pour le poète en pleine émergence.


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Source : Manon Gagnon
Téléphone : 514 278-4657

www.fondation-nelligan.org | info[a]fondation-nelligan.org

En collaboration avec l’UNEQ, le FIPTR et l’AIEQ