Fernand Ouellette
Prix Gilles-Corbeil 2002

Fernand Ouellette
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Les membres du jury 2002

Montréal, 15 novembre 2002
La FONDATION ÉMILE-NELLIGAN a le plaisir d’annoncer que Fernand Ouellette, poète, romancier et essayiste, a été choisi lauréat du prestigieux prix de littérature Gilles-Corbeil , doté d’une bourse de 100 000 $ et décerné tous les trois ans à un écrivain citoyen du Canada ou des États-Unis pour l’ensemble de son œuvre.

Le prix Gilles-Corbeil est un prix de littérature, c’est-à-dire qu’il s’applique à ceux et celles qui écrivent de la poésie, des romans, des nouvelles ou des récits, des pièces de théâtre ou des essais littéraires. Il a été attribué pour la première fois en 1990, à Réjean Ducharme ensuite, à Anne Hébert (1993), Jacques Brault (1996) et Paul-Marie Lapointe (1999).

Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée au Salon du livre de Montréal, la présidente du jury, Marie-Andrée Lamontagne, soulignait qu’en près de quarante ans d’activité littéraire, les interlocuteurs supérieurs de Fernand Ouellette furent suffisamment contrastés pour préserver l’œuvre des pièges de l’uniformité ou de la redite. Au contraire, ils auront eu sur elle, avec bonheur, des effets complémentaires. En récompensant l’œuvre de Fernand Ouellette, le jury du prix Gilles-Corbeil a voulu reconnaître ainsi, outre ses qualités propres - beauté formelle, préoccupation éthique, diversité des genres en assumant les risques inhérents -, l’importance qu’elle accorde à la filiation, à la mémoire.

Outre la poète, traductrice et écrivain, Marie-Andrée Lamontagne qui, depuis 1999, dirige les pages culturelles du quotidien Le Devoir, le jury se composait cette année de Robert Major, essayiste, professeur titulaire au Département des lettres françaises et Vice-recteur aux études de l’Université d’Ottawa ; Paul Chanel Malenfant, écrivain et professeur de littérature à l’Université du Québec à Rimouski ; André Ricard, dramaturge et traducteur ainsi que de Sherry Simon, professeure au Département d’études françaises de l’Université Concordia, traductrice et auteure d’essais sur la traduction et sur la littérature québécoise.

L’œuvre de Fernand Ouellette a reçu de nombreuses distinctions dont le prix France-Québec (1967) pour son Edgard Varèse, le prix du Gouverneur général du Canada pour son roman Lucie ou un midi en novembre (1985) et pour son recueil de poèmes Les Heures (1987), le prix France-Canada (1972), le prix de la revue « Études françaises », le Premier Grand Prix francophone de la ville de Troyes (France, 1988), le prix de Poésie du Journal de Montréal et le prix Suisse-Canada (1991) et, pour l’ensemble de son œuvre, le prix Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste (1994) ainsi que le prix Athanase-David (1987).

Rappelons que La FONDATION ÉMILE-NELLIGAN est une société sans but lucratif, créée en 1979 à l’instigation de Gilles Corbeil, neveu d’Émile Nelligan, en vue d’honorer la mémoire du poète et d’aider les arts et les lettres. Décédé dans un accident en 1986, Gilles Corbeil avait indiqué dans son testament sa volonté d’instituer « un prix de littérature important ».

La Fondation est administrée par Michel Dallaire, président, Gilles Tremblay, vice-président et Marie-Andrée Beaudet, secrétaire-trésorier. La Fondation gère également d’autres prix parmi les plus importants au Québec : le prix Émile-Nelligan, décerné à un poète de moins de 35 ans (5 000 $), le prix Serge-Garant en musique contemporaine ainsi que le prix Ozias-Leduc en arts visuels, dotés d’une bourse de 25 000 $.

Source : Manon Gagnon
information : info[a]fondation-nelligan.org