Fernand Ouellette
Photo © Josée Lambert
Éloge
Allocution
Bibliographie

Poète, romancier, essayiste, Fernand Ouellette, fils de Cyrille Ouellette (1904-1985) et de Gilberte Chalifour (1905-1988) naît à Montréal en 1930. Il commence ses études classiques au Collège Séraphique d’Ottawa en 1943, et, en 1952, obtient une licence en Sciences sociales de l’Université de Montréal. Il épouse Lisette Corbeil en 1955. De leur union naissent Sylvie (1958), Andrée (1960) et Jean (1962).

Dès 1955, Fernand Ouellette écrit plusieurs textes sur des écrivains pour Radio-Canada. Puis, de 1958 à 1964, quelques commentaires de films pour l’Office national du film du Canada. Cofondateur de la revue Liberté en 1958, il en devient le rédacteur en chef en 1961. Sur un plan professionnel, de 1960 à 1991, il est producteur-réalisateur d’émissions culturelles à Radio-Canada.

En 1963, il a fait le scénario et proposé les poèmes de Psaume pour abri, cantate de Pierre Mercure. Les compositeurs Gilles Tremblay et André Prévost, par la suite, s’inspirent également de ses poèmes. En 1966, il est conseiller musical pour le film YUL 871 de Jacques Godbout. De 1966 à 1968, membre de la Commission d’enquête sur l’enseignement des arts au Québec, il travaille tout particulièrement avec le sociologue Marcel Rioux à la rédaction du premier tome du rapport. En 1972, il est cofondateur de la Rencontre québécoise internationale des écrivains dont il s’occupe durant sept ans.

En 1970-1971, à l’Université du Québec (Montréal), il codirige avec André Belleau un séminaire sur le romantisme allemand. En 1977, il anime un atelier de création littéraire à l’Université d’Ottawa. Par la suite, il approfondit son expérience en dirigeant plusieurs ateliers à l’université Laval de Québec. De septembre à décembre 1989, il est écrivain en résidence à l’Université d’Ottawa.

Le 2 février 1975, il est l’invité de l’émission télévisée Rencontre de Radio-Canada. L’Office national du film du Canada diffuse ensuite une copie de l’émission sur film. Le 27 décembre 1978, l’émission télévisée Femmes d’aujourd’hui propose un document qui lui rend hommage, avec entretiens et lectures de textes.

De 1979 à 1985, il tient une chronique régulière dans Liberté sur l’art et les peintres, « Lectures du visible », qui est le point de départ d’un ouvrage sur la peinture intitulé Commencements, paru en 1992. Depuis de nombreuses années, il est membre de l’Association internationale des critiques d’art.

À partir de 1967, Fernand Ouellette voyage beaucoup. En 1973, il donne sa première conférence à la Maison des Auteurs de Jérusalem. À l’occasion du centenaire de naissance du compositeur Edgard Varèse, en 1983, il participe au Colloque international de Strasbourg. Puis, en 1984, il enseigne durant un mois à l’Université de Turin, à titre de poète invité, tout en faisant des conférences à Milan et à Rome. En 1986, il donne une série de conférences en Italie de Milan à Messine. En juin 1987 et 1988, il se rend à Redu (Belgique), délégué par Radio-Canada au Colloque des radios publiques de langue française, et à Arles, en juin 1989 Ses textes et poèmes sont traduits dans une douzaine de langues. On publie sa biographie de Varèse dans des éditions américaine et anglaise. Paraît, en 1986, une anthologie de sa poésie à Rome sous le titre Nella notte il mare. En 1989, est publié Wells of Light, premier choix de ses poèmes en langue anglaise.

Des prix importants couronnent ses œuvres : le Prix France-Québec (1967) pour sa biographie de Varèse; le Prix littéraire du Gouverneur général du Canada (1971) qu’il refuse alors pour Les Actes retrouvés; le Prix France-Canada (1972) pour Poésie (poèmes 1953-1971); le Prix de la revue « Études françaises » pour son autobiographie Journal dénoué; le Prix littéraire du Gouverneur général (1985) pour son roman Lucie ou un midi en novembre; le Prix Athanase-David du Gouvernement du Québec (1987) pour l’ensemble de son œuvre; le Prix littéraire du Gouverneur général (1987) pour son livre de poèmes Les Heures, de même que le premier Prix de Poésie du Journal de Montréal et le Prix Suisse-Canada (1991). Sur recommandation du Comité exécutif de la Ville de Laval, on le reçoit membre du Cercle des bâtisseurs Molson, le 5 novembre 1986, honneur réservé à cent Québécois. En 1988, la Ville de Troyes (France) lui accorde son premier Grand Prix francophone. Ville de Laval lui remet sa médaille, en 1992, pour l’ensemble de son oeuvre, à l’occasion d’un « Hommage spécial de l’Académie des Prix de l’excellence artistique de Laval ». En 1994, la Société Saint-Jean-Baptiste lui décerne le Prix Ludger-Duvernay pour l’ensemble de son œuvre. En 1996, Ville de Laval lui rend hommage à travers une exposition, Les Salons d’été 1996, où soixante-huit artistes s’inspirent de ses écrits pour proposer une œuvre de peinture ou de sculpture, et en 1999, il reçoit un trophée de la Société littéraire de Laval pour l’ensemble de son œuvre, fête où plusieurs de ses textes sont lus. Enfin, il est lauréat du Prix Gilles-Corbeil en 2002.

En mars 1997 est créée une œuvre de Jacques Desjardins, D’ici et d’ailleurs, inspirée de ses poèmes. En 2001, première d'une œuvre de François Morel inspirée aussi de ses poèmes. Il a fait également des livres d’art en collaboration avec les peintres Fernand Toupin, Léon Bellefleur, Gérard Tremblay et Jean-Paul Jérôme. En novembre 1997, il fonde chez Fides, la collection de textes spirituels intitulée « L’Expérience de Dieu ».

Après les rééditions du Journal dénoué et des Heures dans la collection « Typo », à l’Hexagone, Edgard Varèse reparaît dans une édition revue et complétée chez Christian Bourgois, à Paris. Puis, en 1990, son roman Tu regardais intensément Geneviève est repris, entièrement révisé, dans la collection « Typo ». À partir de 1990, Fernand Ouellette récrit son roman La Mort vive qui paraît en 1992. La même année, il revoit la seconde partie d’Ouvertures en vue d’une nouvelle publication sous le titre En forme de trajet. De 1990 à 1997, il développe un bref article autobiographique - que lui avait commandé l’encyclopédie américaine Contemporary Authors (Autobiography Series) - en un essai qu’il intitule Figures intérieures. En 1995, paraît dans « Typo » Le Soleil sous la mort, incluant Séquence de l’aile. En 1996, une anthologie de ses essais, parus chez HMH, est publiée dans la « Bibliothèque québécoise ». De 1992 à 1996, il travaille à son Je serai l’Amour, trajets avec Thérèse de Lisieux. En 1997, il publie Au delà du passage, poèmes et Figures intérieures, autobiographie. À l’automne de 1998, paraît l’Expérience de Dieu avec Dina Bélanger, et au printemps 2000, un Délia Tétreault dans la même collection. Il a aussi publié un essai-méditation intitulé Dans l’éclat du Royaume et un autre, Le Chemin de la Croix, qu’il dit le Vendredi saint au soir à l’Oratoire Saint-Joseph, en avril 2000. Puis à l’automne 2000, paraît son Choix de poèmes, 1955-1997, dans la collection “ Nénuphar ” de Fides. En 2001, il publie Autres trajets avec Thérèse de Lisieux et L’Expérience de Dieu avec Thérèse de Lisieux. En 2002, un troisième volume de son autobiographie intitulé : Le Danger du divin.