Benoit Jutras
Photo © Josée Lambert
L'éloge du lauréat
Le jury du prix Émile-Nelligan 2002
Communiqué de presse

Né à Montréal en 1975, il a participé à plusieurs lectures publiques (dont le Festival International de la Poésie de Trois-Rivières 2000 et 2001, et le Mondial de la littérature 2001), cofondé les soirées de poésie Nuits Urbaines (1998-2001), collaboré aux revues littéraires Envol, Liberté, Estuaire, Exit, et co-organisé en 2002 le premier colloque interuniversitaire des jeunes chercheurs en création. La même année, il a terminé une maîtrise en études littéraires (profil création) à l'UQÁM et publié un premier recueil de poésie aux Herbes rouges, intitulé Nous serons sans voix. Il travaille actuellement à un deuxième projet d'écriture.

« L'écriture de Benoit Jutras parvient à notre esprit, gagne notre sang pour aller vers notre cœur, dont elle modifie, pacifie le battement. Elle sait nous pénétrer, parce qu'elle pénètre le monde. Les métaphores et autres agencements nous mènent là, au secret des choses… La poésie, quoi ! », Grégory Lemay, Ici, du 31 octobre au 6 novembre 2002

« Nous serons sans voix, suite de poèmes en prose rigoureux et émouvants, savante distillation des humeurs noires et du non-sens. », Thierry Bissonnette, Nuit Blanche, No 90 printemps 2003

« Ces poèmes sont des alarmes vivantes, des alarmes parlantes, qu'on entend sonner en douceur au beau milieu de la nuit, où l'on continue de rêver en plein cauchemar, de reposer au creux de ses insomnies. Le paradoxe du livre est là : il parle de peines avec un calme qui ressemble à la joie. < Tu ne veux pas mourir, tu veux disparaître >, voilà une phrase qui illustre avec force ce désespoir tranquille qui donne sa tonalité au recueil de Jutras : un désarroi qui purifie - < la fatigue te lave comme une mère >. », Pierre Ouellet, Spirale, no 189 mars-avril 2003